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Texte du gagnant du concours d’écriture.

Article écrit par James Brightwood

 » De toute façon Halloween c’est nul « , voilà à peu près la seule pensée qui occupait l’esprit de la jeune Menoly. Il fallait dire que venant d’une bonne famille, se prêter à ce genre de bêtise une fois dans l’année était une chose des plus déplacées, surtout quand on savait que les parents ne voulaient en aucun cas entendre parler de sorcière et autres fantômes grotesques. En fait les parents de Menoly avaient surtout peur de la magie. Du jour au lendemain ce couple de moldu sans souci avait découvert l’existence de cet autre monde, de Poudlard et de la place réservée pour leur fille dans cette école, le tout sans qu’on leur demande le moindre avis. N’ayant guère le choix, ils laissaient donc leur fille partir là-bas sans opposition, mais en contrepartie cette dernière se devait de revenir à chaque vacance. Moins elle était au contact de cet univers qu’ils ne voulaient pas reconnaître, mieux ça serait. Menoly avait maintenant 13 ans. Elle fêtait les fêtes de fins d’années avec sa famille comme toujours, mais elle n’avait jamais eu la chance de fêter Halloween. Bien sûr elle avait eu vent chaque année des soirées organisées à Poudlard pour l’évènement, mais une promesse est une promesse, aussi revenait-elle chez elle avant sans faute.

Petite et menue, Menoly faisait bien plus jeune que son âge, tant par son physique que par sa façon d’être, ce qui lui valait d’être difficilement prise au sérieux. La fillette aux longs cheveux blonds était empreinte de candeur, chaque chose étant spontanée chez elle, aussi c’était avec le plus grand naturel qu’elle avait annoncé dès qu’elle l’avait su à ses camarades moldu du primaire, qu’elle était une sorcière. Bien entendu tous l’avait traité de menteuse et s’étaient moqués d’elle. De toute façon déjà avant les autres enfants se moquaient d’elle, la classant comme une fille à part, une fille bizarre.

-Pourtant Menoly n’est pas bizarre, Menoly vous dit la vérité c’est vrai…

Journée du 31 octobre actuel.
La jeune fille tentait encore une fois de convaincre ses anciens camarades de classe de la croire, mais n’ayant pas le droit de faire de la magie en dehors de l’école pour prouver ses dires, la chose encore une fois ne fut pas simple.

-T’es franchement lourde Menoly. Si t’aimes tant que ça les histoires de sorcières pourquoi tu ne fêtes même pas Halloween, ça te ferait une occasion pour te déguiser. Pauvre ratée va.

Ce fut-là la seule réponse qu’elle obtenu. Traînant maintenant le pas sur le petit chemin de terre qui menait à sa maison, Menoly bougonnait, envoyant valser quelques cailloux de ci et là avec son pied. La gamine venait de passer une bien mauvaise journée. C’était facile pour eux de lui dire ça, ils savaient très bien qu’elle n’avait pas le droit de fêter Halloween, ils voulaient juste la narguer une fois de plus et se moquer d’elle. Elle, elle voulait juste être acceptée et s’amuser. Mais il ne fallait pas croire, la jeune fille n’était pas seule pour autant.

-Dis Mademoiselle Suzie, tu crois que cette fois Menoly aura le droit de sortir avec les autres ce soir pour Halloween?

La voix était emplie d’espoir mais le regard de la jeune fille trahissait le reste, au fond d’elle, elle se doutait déjà de la réponse.
Enfin rentrée chez elle, la jeune sorcière en herbe avait pris le temps de repenser à tout ça et se sentait déterminée malgré tout.

-Menoly va demander à ses parents, Mademoiselle Suzie peut l’attendre dans la chambre ça ne devrait pas être long.

En effet ça ne fut pas long. Tout juste cinq minutes passèrent avant que l’adolescente n’arrive dans sa chambre les larmes aux yeux. Ses parents une fois de plus avaient dit non, leur fille ne fêterait donc pas Halloween comme les autres enfants du quartier, c’était tout simplement hors de question.
Fatiguée et peinée, la jeune fille partie se coucher de bonne heure, peu désireuse de rester en compagnie de ses parents. Mais dans son lit Menoly ne pouvait que penser à Halloween. Dire qu’elle avait tout prévu, même son joli costume.

-Un jour Menoly fêtera Halloween, lâcha-t-elle d’une voix pleine de certitude

Moment de silence.

-Merci Mademoiselle Suzie de toujours soutenir Menoly, répondit-elle avec un sourire triste. Menoly aussi espère que ce moment arrivera bientôt, mais ça ne sera pas avant Halloween prochain vu que pour ce soir les parents de Menoly ne veulent pas.

Quelques larmes coulaient encore lorsque la jeune fille s’endormie le cœur serré, repensant aux autres qui dès demain se moqueraient d’elle et de ses parents vieux jeu. Ce soir les autres s’amuserait jusqu’à tard dans la nuit, elle non.
La blondinette endormie, les heures passèrent et minuit sonna quelque part dans la maison. Un bruit lourd au rez-de-chaussée la réveilla soudain. Le cœur battant, la jeune fille regarda autour d’elle avant de se lever précipitamment.

-Viens Mademoiselle Suzie, chuchota-t-elle.

Sans un bruit Menoly avançait dans le noir total, tâtonnant prudemment pour trouver son chemin dans cette maison qui ne semblait pas être la sienne. En effet, la maison de ses parents, elle y avait toujours vécu, elle connaissait les lieux par cœur, mais là tout semblait différent sous ses doigts. Pourquoi diantre faisait-il si sombre , et où étaient passés ces fichus interrupteur ?!

-Papa ? Maman ? Il y a quelqu’un … ?

Menoly n’était pourtant pas la folle que les autres prétendaient, elle était sûre d’avoir entendu un bruit, et quel bruit en plus ! La jeune fille avançait toujours au milieu de ce qui semblait être un couloir sans fin, sans porte ni fenêtre et surtout sans trace de ses parents. Après plusieurs interminables minutes à avancer, l’obscurité semblait peu à peu se dissiper. La petite blonde avait enfin quitté le couloir et se tenait maintenant dans un vaste salon ancien. Tout autour d’elle lui indiquait que l’endroit était abandonné depuis des lustres. Pour trouver un interrupteur elle aurait pu chercher encore longtemps, mais heureusement la clarté de la pleine lune extérieure éclairait l’endroit, passant par les hautes fenêtres aux vitres brisées. Le vent froid s’engouffrait dans le manoir lugubre, faisant frissonner le corps menu de la jeune fille. Il ne fallait pas qu’elle reste ici, et puis c’était où cette ici exactement ? Ça ne ressemblait pas à sa maison, pas du tout même. La chaleur de son lit était bien loin.

-Viens Mademoiselle Suzie, souffla-t-elle, il faut trouver la sortie.

Déambulant dans le vaste manoir, Menoly avait l’impression d’entendre des voix lui murmurer, elle était même sûre qu’on les observait. Rien n’était rassurant ici, le plâtre tombait même des murs comme menaçant la jeune fille de tout faire écrouler sur elle si elle ne quitter pas les lieux au plus vite. Tournant en rond, Menoly ne trouvait pas la porte principale du manoir. Cependant par une fenêtre elle aperçut au loin un éclat lumineux. Une source de lumière dans les ténèbres était forcément synonyme d’espoir pour la jeune fille. Pressant soudainement le pas elle se mit à chercher une sortie, qu’importe que ça soit une porte ou une fenêtre, il lui fallait juste une sortie facile d’accès. Finalement elle trouva une arcade dénuée de toute vitre ou porte pour lui barrer la route et sorti, ses pieds nus caressant enfin l’herbe froide et humide alors que c’est poumons pouvaient enfin respirer autre chose que de la poussière et des odeurs de moisies. C’était une bonne chose de faite. Cherchant de nouveau l’éclat lumineux du regard, Menoly ne tarda pas à le retrouver.

-Mademoiselle Suzie j’ai peur… et si c’était dangereux ?

En effet, maintenant qu’elle était enfin dehors dans ce jardin tout aussi peu accueillant que l’intérieur du manoir, la petite blonde doutait. Peut-être cette lumière était celle d’un dangereux psychopathe désireux de lui couper la tête. Le silence régnait, laissant les battements de son cœur se faire entendre.

-Tu as raison, ensemble ça ira.

Avec Mademoiselle Suzie, les choses allaient toujours, c’était ainsi pour la blondinette qui trouva encore l’envie de sourire. Se dirigeant donc vers l’éclat, Menoly passa près d’une rangée defraise qui lui fit plus qu’envie, mais la prudence était de mise et elle n’y toucha pas malgré la faim qui grondait en elle. A mesure qu’elle se rapprochait, la jeune sorcière distinguait une petite silhouette. Ce qu’elle avait pris pour un simple éclat était en fait une petite fée lumineuse particulière belle.

-S’il vous plaît, pourriez-vous dire à Menoly et Mademoiselle Suzie où elles sont ?

Fixant la petite blonde, la fée rigolait tout en voletant autour d’elle sans lui répondre. Elle avait l’air de s’amuser de la situation. Menoly plus inquiète que jamais allait la questionner de nouveau lorsqu’elle fila d’un coup. Surprise la sorcière en herbe couru derrière elle aussi vite qu’elle le pu, les cailloux blessant ses pieds nus. Lorsqu’elle put enfin s’arrêter de courir, Menoly était arrivée aux abords d’un marais sombre, près d’un panneau tout délabré où l’écriteau à deux doigts de tomber indiquait encore de façon à peine visible  » reptile d’Australie attention « . Mais pourquoi diable la fée s’était-elle arrêté ici ?

– si tu veux sortir, il va falloir que tu traverses le marais lui dit la fée en rigolant toujours autant.

Sa voix était très aiguë comme celle d’une enfant mais avait en elle quelque chose d’inquiétant.

-Mais Menoly ne peut pas traverser, c’est écrit que c’est plein de reptile

Naïve la jeune fille oui, suicidaire non. Observant la fée dans l’espoir d’obtenir de l’aide, elle vit cette dernière lui désigner une clairière sur le côté, une clairière dans laquelle reposaient paisiblement des libellules géantes. La fée se moquait d’elle pas vrai, voler sur le dos d’une libellule géante pour passer de l’autre côté du marais…personne ne voudrait jamais la croire, pas même ses parents. Mais il n’y avait pas de temps à perdre ! Le courage n’était pas la qualité maîtresse de cette petite tête blonde, mais elle n’avait pas le choix. S’approchant donc d’une libellule bleue aux jolis reflets verts et jaunes, Menoly ne sachant quoi faire se rappela son fabuleux cours sur les Hippogriffes et salua, attendant le cœur battant. Les yeux ambrés de l’animal se posèrent sur elle avant de lui présenter un de ses flancs. Elle était invitée à monter. La chose avait finalement était plus simple que prévue, une chance !

La libellule géante semblait déjà savoir ce qu’elle avait à faire, aussi à peine Menoly installée, elle fila droit devant elle, survolant le lugubre marais et déposant la petite sorcière sur la terre ferme de l’autre côté. Mais il fallait croire que Menoly devait aller de surprise en surprise car à peine ses pieds touchèrent le sol qu’elle sentie une main se poser sur son épaule, lui arrachant un cri aigu au passage. Là devant elle se tenait Beeddle le Barde, le fameux auteur. Elle l’aurait reconnu entre mille ayant déjà vu son portrait plus d’une fois. Elle l’avait pas mal de fois vu en effet, mais rien n’indiquait que cet homme, auteur reconnu, était en fait un névrosé qui tripotait sans cesse une balle anti-stress rouge de moldu. Et pourtant si c’était bien vrai. Le personnage semblait extrêmement bizarre bien que très propre sur lui.

-Bonsoir Menoly, bienvenue, viens donc t’asseoir avec nous.

Trop interloquée pour lui demander comment il connaissait son prénom, la jeune fille se contenta de se laisser tirer jusqu’à une terrasse où trônait une table autour de laquelle quelques personnes déjeunaient. Des  » personnes « , vraiment ? Menoly identifia quelques fantômes, une harpie, deux ou trois centaures et un vampire mais elle fut totalement incapable de définir le reste. Tous étaient là à discuter gaiement. La petite se tassa sur la chaise qu’on lui désignait pendant qu’un individu masqué lui servait déjà une pleine assiette d’un cassoulet peu ragoutant.

-Menoly vous prie de l’excuser, mais Mademoiselle Suzie n’aime pas cela.

Beeddle le Barde qui s’était assis non loin la regarda tout en triturant toujours sa balle rouge anti stresse

-Qui est Mademoiselle Suzie ? demanda-t-il

-C’est la meilleur amie de Menoly, regardez, elle est juste là

Liant le geste à la parole, Menoly désigna sa frêle épaule droite comme si quelqu’un ou quelque chose y était assis. Beeddle le Barde et les autres n’y virent rien.

-Oh je vois, dis soudain l’homme après quelques minutes de réflexion, comprenant enfin qui était Menoly. Je vois oui, et bien enchanté Mademoiselle Suzie. Si vous ne voulait pas de cassoulet que pouvons-nous vous proposer ?

Plusieurs mets étaient entassés sur la table, aucun ne donnant vraiment envie. Menoly aurait même juré avoir vu une horrible blatte s’échapper d’un des plats.

-Menoly et Mademoiselle Suzie prendrons juste un sandwich, ça suffira merci.

Trop polie pour refuser la blondinette avait dû se décider sur un des plats et se retrouvait donc avec un sandwich aux œufs moisis. La nourriture aussi sèche qu’infecte passa très mal et la jeune sorcière reposa le tout avant d’avoir pu le finir. Se demandant si elle n’allait pas vomir à cause de tout ça, Menoly fut tiré de ses sombres pensées par un des fantômes.

-Pour quitter ce lieu si tel et votre souhait, vous devrait faire une course à dos de vache volante, lui annonça-t-il

-une course sur une vache? Mais pourquoi Menoly devrait-elle faire ça, et contre qui ?

-Il le faut rétorqua sèchement le spectre, sinon jamais vous ne partirez d’ici et mourrez dans d’atroces souffrances si vous perdez la course.

Elle dégluti difficilement. C’était tellement absurde tout ça, et en plus on lui disait qu’elle risquait de mourir ? On ne pouvait pas plutôt lui dire où elle se trouvait au lieu de vouloir lui faire peur. Sentant un nœud étroit se nouer dans son ventre, la petite blonde du faire un effort monumentale pour ne pas vomir le peu qu’elle venait d’avaler. Elle avait si peur. Même Mademoiselle Suzie ne pouvait la rassurer. C’était si farfelu qu’elle n’y avait pas cru sur le coup, et pourtant tant de choses farfelues étaient vraies avec la magie

Forcée malgré elle, Menoly était maintenant cramponnée sur le dos d’une vache blanche munie d’ailes et devait orienter l’animal afin de suivre au mieux un sentier mal entretenu qui traversait une forêt noire et peu accueillante. L’endroit était hanté elle en était sûre. La lumière de la lune brillait toujours mais l’épaisse forêt masquait la clarté, empêchant la jeune fille de voir correctement. Tout cela était-il bien réel au moins ? Elle se sentait si idiote ainsi sur cette vache volante à faire une course en pleine nuit. Derrière elle, elle entendit soudain le rire macabre d’un de ses adversaires qui se rapprochaient dangereusement. C’était un clown au maquillage coulant, ses lèvres rouges vif s’étirant en un grand sourire carnassier tandis qu’il tendait le bras vers Menoly, ses longs ongles en avant cherchant à lui saisir les cheveux. Le sang de la petite blonde se glaça. Que devait-elle faire ?

-Mademoiselle Suzie doit rester près de Menoly quoiqu’il arrive d’accord ?

La réponse la rassura à peine. Elle allait mourir elle le savait. Devant elle se dessinait peu à peu une grande cascade d’eau claire. Le rideau d’eau coulait, bien à la verticale en plein milieu du sentier de la forêt, l’eau ne semblant pourtant venir de nul par et disparaissant dans le sol. Pas le choix, c’était un obstacle mais ça faisait partie du parcours de course qu’on lui avait décrit. Et puis avec ce psychopathe aux trousses avait-elle vraiment le choix de rebrousser chemin ? De toute évidence non. Retenant son souffle elle dirigea la vache droit vers la cascade et la traversa.

Menoly se réveilla avalant une énorme bouffer d’air comme si on venait d’essayer de l’étrangler. Son cœur cognait si fort dans sa poitrine que ça en devenait douloureux. Où était la cascade, la vache, le clown psychopathe et tout le reste ? La jeune sorcière du prendre quelques minutes pour se calmer et réguler son rythme cardiaque avant de pouvoir regarder autour d’elle. Elle était dans son lit, au milieu de sa chambre. Avait-elle rêvé tout cela ? Elle n’était même pas mouillée à cause de la cascade, donc sûrement tout cela n’était-il qu’un horrible cauchemar. Faire un cauchemar le soir d’Halloween, devait-elle en rire ? C’était si cliché.
Se levant, Menoly cependant méfiante, voulu vérifier que l’endroit était vraiment celui qu’elle croyait être, à savoir sa chambre. S’approchant de son bureau elle y découvrit son exemplaire des contes de Beeddle le barde ainsi que son yoyo, pile où elle les avait laissé la veille. C’était bien sa chambre et son monde et c’était donc bien un cauchemar. Cependant alors qu’elle retournait vers son lit, elle remarqua une petite balle rouge qui n’était pas la sienne, et la reconnu : c’était la balle anti-stress du Beeddle le barde qu’elle avait rencontré en songe ! Tendant la main pour l’attraper, Menoly se rendit compte qu’un fin anneau était maintenant à un de ses doigts. En jolis caractères était écrit  » Happy Halloween « . Les yeux de Menoly s’écarquillèrent et sa respiration s’intensifia. Que cela signifiait-il ? Elle était pourtant bien chez elle non ? Paniquée elle allait pour sortir de sa chambre lorsqu’elle passa devant son miroir plein pied et ce qu’elle vit la laissa sans mot. Les cheveux blonds de la jeune fille n’étaient plus, à la place une longue chevelure noire descendait jusqu’à ses reins. Ses yeux étaient vitreux et cernés et la clarté de la lune lui révéla qu’elle était maintenant exsangue, son teint étant extrêmement pâle, son corps lui apparaissant dénué de toute vie. Elle voulut pleurer mais aucune larme ne gagna ses pupilles dilatées. Qui était cette personne dans le miroir ? Ça ne pouvait être elle.

-ça n’est pas Menoly non… Menoly n’est pas comme ça… Menoly n’est pas un monstre…

Et Mademoiselle Suzie où était-elle ? Menoly la chercha du regard sans la trouver. Sans elle, Menoly ne serait plus rien. Toutes ces années c’était Mademoiselle Suzie qui l’avait épaulé, lui permettant d’avancer. Etait-elle partie ? Une ombre se posa sur l’épaule de la jeune fille qui l’aperçu dans le miroir. Mais à bien y regarder ça n’était pas une ombre mais une jolie petite fée entièrement noire et vaporeuse, si légère.

-Mademoiselle Suzie ?

Sans avoir besoin de réponse Menoly sourit. Elle savait. Celle qui durant toute ses années n’avaient été qu’une amie invisible, la rendant folle aux yeux des autres, venait enfin de prendre forme sous ses yeux.

-Menoly savait, Menoly n’a jamais douté de Mademoiselle Suzie, jamais.

Menoly avait perdu beaucoup cette nuit-là, sa famille ainsi que sa vie ne serait plus maintenant qu’elle était une autre plongée dans ce monde où seule la nuit dominait. Une nuit sans fin. Un soir d’Halloween sans fin. Accompagnée de Mademoiselle Suzie, elles sortirent vers leur nouvelle vie.

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